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Super Bobard

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( 30 novembre 2015 ) Sonia Backès a délivré son message au monde dans l’interview donnée aux Nouvelles Calédoniennes, vendredi dernier… Super Bobard était au mieux de sa forme…

1ère affirmation : « il y a désormais une droite et une gauche loyaliste ! ».
C’est quoi la « droite » qu’elle prétend incarner : creuser 15 milliards de trou dans le budget de la NC avec son compère Harold Martin ? Créer un trou de 7 milliards dans les régimes sociaux ? Et avec le cynisme qui la caractérise dire à qui veut l’entendre pendant la campagne de 2014: « ils se démerderont après » ? S’opposer à la loi anti trust et à l’autorité de la concurrence que « les Républicains »  soutiennent à l’unanimité à l’assemblée nationale ? Poser avec le drapeau du FLNKS sur son bureau quand elle faisait la cour àPpierre Frogier ?
Et c’est quoi être de « gauche »? Équilibrer le budget ? Boucher le trou des régimes sociaux pour permettre aux prestations d’être payées ? Militer pour un drapeau commun ?
La droite et la gauche version Sonia Backès c’est le 1er bobard !

2ème affirmation : « nous avons créé le MPC, puis l’UCF, pour assurer l’Union des loyalistes ! ».
Ah bon ? C’est en divisant le RUMP en 2013, puis en sabordant l’UCF en 2015, qu’elle a contribué à l’union des loyalistes ? Avec Sonia Backès, l’union des loyalistes c’est là ou elle est : avant hier au RUMP, hier à l’UCF, aujourd’hui chez « Les Républicains ». Et demain…
L’union selon Sonia Backès c’est le 2ème bobard !

3ème affirmation : « il n’y a pas de place pour trois formations loyalistes ! ».
Trop mignon ! Ultime révélation ! Tardive révélation…Mais qui a donc créé cette troisième formation, si ce n’est elle ? 3ème bobard !

4ème affirmation : « il est trop tôt pour répondre sur ma candidature aux Législatives de 2017 ! ».
N’a-t-elle pas déjà répondu en torpillant l’UCF et en revenant au bercail, alors qu’elle avait juré : « Nous ne repartirons pas avec Frogier. Je m’y engage » (déclaration Facebook 27 avril 2013) ? Qui peut croire que ce revirement est désintéressé ? Bien sûr que Sonia Backès sera candidate aux législatives. 4ème bobard !

5ème affirmation : « il faudra discuter de l’avenir institutionnel après les Législatives de 2017 ! ».
En mai 2014, le programme de Sonia Backès consistait à discuter avec les indépendantistes en 2015 et à organiser un référendum dès 2016 pour qu’on ne parle plus de l’indépendance…
Aujourd’hui, elle nous dit que rien ne se fera avant 2017 ! 5ème bobard !

6ème affirmation : « j’avais engagé beaucoup de chose sur l’agriculture, lorsque j’étais en charge de ce secteur au gouvernement ! ».
Parlons-en ! Qu’a-t-elle fait de concret en 12 mois pour les agriculteurs ? Un site internet consacré à ses déplacements « champêtres » locaux, nationaux et internationaux sur le mode « Sonia à la campagne ». Des recrutements de collaborateurs qui avouaient eux-mêmes ne rien connaître au dossier. De la communication, des effets d’annonce, des études, une « subventionnite » aiguë. Rien de concret, si ce n’est des erreurs grossières, par exemple la fin de la « prime à la mâchoire » en ce qui concerne la lutte contre les cerfs… C’est le 6ème bobard !

7ème affirmation : « le gouvernement matraque les entreprises ! ».
Quelle mauvaise foi ! En 6 mois, le gouvernement a engagé plus de réformes qu’elle ne l’a fait en trois ans (c’était pas difficile…) lorsqu’elle était chargée du budget et de la fiscalité avec Harold Martin comme président et son ami Antony Lecren à l’économie. En faveur de l’investissement des entreprises : prorogation de la défiscalisation locale et nationale en 2025. En faveur du BTP : prorogation de la défiscalisation du logement intermédiaire. En faveur de l’autofinancement des entreprises : rémunération des comptes courants d’associés et réduction de l’IRVM. 7ème bobard !

8ème affirmation : « le gouvernement ponctionne les classes moyennes ! ».
Qu’est-ce que les classes moyennes pour Mme Backès ? Les gens qui gagnent plus d’1,5 millions de francs par mois, comme dans son projet de texte de 2013 réformant l’impôt sur le revenu, que Calédonie Ensemble a opportunément stoppé au congrès. Alors qu’une loi allégeant l’impôt sur le revenu au profit des vraies classes moyennes du pays doit être déposée par le gouvernement sur le bureau du congrès, conformément à l’agenda partagé, avant la fin de l’année. 8ème bobard !

9ème affirmation : « une forme d’amateurisme du gouvernement sur les réformes, par exemple la TGC ! ».
Quel toupet ! A-t-elle oublié son exploit inégalé dans l’histoire de l’accord de Nouméa d’avoir, en tant que membre du gouvernement en charge de la fiscalité, conçu et présenté au congrès un projet de réforme sur ce sujet le 17 janvier 2014 qui a obtenu 0 voix. 0 VOIX POUR ! Même pas celles de son propre groupe politique. Quel amateurisme ! 9ème bobard !

10ème affirmation : « au lieu de trouver des solutions, le gouvernement s’est enfermé dans les conflits ! ».
Et pour cause ! Le gouvernement a hérité de conflits qui n’avaient pas été traités en temps et en heure, spécialité de la maison ! Le conflit Novella, le conflit des cliniques, le conflit des contrôleurs aériens. Philippe Germain s’est occupé personnellement de ces conflits et mis en œuvre des solutions (sans céder sur les principes : pas de faiblesse avec des contrôleurs aériens qui monnayent leur capacité de nuisance, pas de reconnaissance coutumière hasardeuse sur Nouville etc…) 10ème bobard !

11ème affirmation : « on a un membre du gouvernement en charge du budget qui, à chaque passage devant les médias, explique que c’est l’apocalypse ! ».
Comment ne pas qualifier d’apocalyptique la gestion de Mme Backès lorsqu’elle était en charge du budget, laquelle gestion a consisté à augmenter les dépenses de fonctionnement de 20% alors que les recettes étaient anémiques? Thierry Cornaille, homme compétent et intègre, nettoie les écuries laissées par le trio Martin-Backès-Lecren. 11ème bobard !

12ème affirmation : « j’ai décidé de quitter le gouvernement parce qu’il était impossible de travailler dans de bonnes conditions avec Philippe Germain ! »
De quelles conditions parle-elle ? Des voyages et des frais de mission, des collaborateurs qu’elle licencie afin qu’ils empochent 5 millions d’indemnité et qu’elle re-recrute 25 jours après (Gyges) ? Des collaborateurs qu’elle recrute pour son compte dans des établissements publics (Nicolas Courtot), des subventions, des frais d’études et de communication, de l’investissement de deniers publics pour son confort personnel (liste non exhaustive et qu’elle n’hésite pas à engager un procès en diffamation si l’on souhaite que les éléments soient rendus publics) ? Philippe Germain, qui vient de l’entreprise, n’a effectivement pas les mêmes valeurs en ce qui concerne l’utilisation des deniers publics. Super Bobard !

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