Accueil ACTUALITÉS Le comité de pilotage sur l’avenir institutionnel s’est réuni le 18 mars dans une configuration identique à celle de ces 7 précédentes réunions

Le comité de pilotage sur l’avenir institutionnel s’est réuni le 18 mars dans une configuration identique à celle de ces 7 précédentes réunions

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( 21 mars 2016 ) La configuration du comité de pilotage qui s’est réunie le vendredi 18 mars a été définie lors du XIIème Comité des signataires de l’accord de Nouméa du 3 octobre 2014, au cours duquel les participants s’étaient accordés, sur proposition du Premier ministre :

1. à « poursuivre en Nouvelle-Calédonie le travail de réflexion, en s’appuyant sur les thèmes mentionnés au point 5 de l’accord de Nouméa (transferts des compétences régaliennes, transformation de la citoyenneté en nationalité, statut international) dans le respect des convictions de chacun »

2. et, à cette fin, à « mettre en place trois groupes de travail, présidés par le Haut-commissaire et composés de toutes les forces politiques représentées au Congrès destinés à approfondir la réflexion sur ces trois thèmes ».

A ce format, le Premier ministre avait également proposé d’associer les 8 signataires, ce qui a été retenu.

Dès la première réunion du Comité de pilotage, le 19 décembre 2014, puis lors des 7 autres réunions, les groupes politiques présents au Congrès, selon une répartition déterminée en fonction naturellement de leur représentativité au sein de l’hémicycle, y ont participé.

C’est ainsi que si l’UCF a, un temps, assisté à ces réunions post-comité des signataires lorsqu’il était constitué en groupe au Congrès (il faut 6 élus pour constituer un groupe). Ce n’est plus le cas depuis juillet 2015, date de l’éclatement du parti et donc de la disparition de ce groupe politique au Congrès (l’UCF compte désormais 3 élus sur 54 au Congrès).

Depuis juillet 2015, le comité de pilotage sur l’avenir institutionnel est donc ainsi composé de 6 membres pour Calédonie Ensemble, 6 pour l’UC, 4 pour les Républicains et 4 pour le Palika. S’ajoutent à cette composition les 8 signataires.

Le format de ce groupe de travail n’a donc jamais varié.

Ce format a été nouveau reconfirmé lors du XIVème comité des signataires du 4 février dernier, qui relève que doivent désormais être définis « une méthode et un calendrier pour identifier les convergences (et par voie de conséquence, les divergences) sur les sept chantiers régaliens examinés lors des ateliers thématiques tenus en 2015 » et que, « pour mener à bien ce travail d’identification des convergences et des divergences, les partenaires s’accordent sur la poursuite des travaux dans le cadre du comité de pilotage actuel. »

Les principales formations politiques calédoniennes ont été historiquement associées la définition de l’avenir du pays lors des Accords de Matignon et de Nouméa. C’est naturellement qu’elles sont désormais membres en tant que tel des comités de pilotage sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie depuis octobre 2014.
En conséquence, les déclarations de l’UCF selon lesquelles Calédonie Ensemble aurait demandé à ce qu’ils soient écartés du comité de pilotage qui s’est réuni le 18 mars relèvent de l’hypocrisie la plus absolue car d’une part, ils n’ont rien trouvé à redire sur le mode de constitution de ce comité tel qu’il a été décidé en octobre 2014 et que, d’autre part, leur non-participation actuelle relève uniquement de bisbilles entre « les Républicains » qui les ont conduit à perdre leur groupe au Congrès.

En ce qui concerne le boycott de l’UC, Calédonie Ensemble a toujours été opposé à la politique de la chaise vide, qu’il s’agisse des Républicains hier pendant les premières réunions de ce comité de pilotage et de l’UC aujourd’hui.

Calédonie Ensemble demande à l’UC de reprendre sa place à la table des discussions avec les autres formations politiques. Et Daniel Goa, Président de l’UC, doit être invité à y participer comme cela a été le cas lors du comité des signataires car depuis le décès de Charly Pidjot l’Union Calédonie ne dispose plus de représentants signataires.

C’est ensemble que nous devons poursuivre les échanges et les discussions dans le cadre d’une démarche positive, concertée et constructive pour l’avenir du pays et celui de tous les Calédoniens.

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