Accueil VIDÉOS Étant donné la fermeture de QNI il faut exporter sur la Chine mais exclusivement à destination des aciéristes qui ne font pas concurrence au ferronickel calédonien

Étant donné la fermeture de QNI il faut exporter sur la Chine mais exclusivement à destination des aciéristes qui ne font pas concurrence au ferronickel calédonien

ferronickel

( 13 mars 2016 ) Journaliste : Facilitation des exportations de nickel. Le président du gouvernement a dû être contrarié quand il a entendu ça.

Philippe Gomès : Pourquoi ?

Journaliste : Parce qu’on a parlé d’ouvrir les exportations vers la Chine, du fonds nickel, on a parlé de l’Australie, du Japon. Où on est dans ces exportations de nickel ?

Philippe Gomès : Pour le plan d’urgence, il a été décidé, à l’occasion du dernier comité des signataires sur le nickel. Donc, toutes les formations politiques le soutiennent. En ce qui concerne Calédonie Ensemble, nous sommes, de manière générale, réticents en ce qui concerne les exportations, pour deux raisons fondamentales : un, le nickel ne repousse pas, donc, nous devons le gérer pour aujourd’hui, mais aussi pour les générations futures, et deux, la transformation locale du minerai crée trois ou quatre fois plus d’emploi et de richesse que son exportation. Voilà notre position de base. En ce qui concerne les exportations pour la Chine faut quand même pas être abruti : on se tire une balle dans le pied. On va exporter vers ceux-là mêmes qui fournissent du nickel de basse qualité qu’on appelle du pig iron et qui sont à l’origine directe des chutes des cours. C’est pour ça que dans le cadre des exportations sur la Chine, qui ont été proposées récemment dans le cadre du plan du gouvernement, ce ne sont pas des exportations vers des fabricants de pig iron, ce sont des exportations que nous envisageons vers des aciéristes qui font du nickel…

Journaliste : Vous ne pouvez pas contrôler les aciéristes, ils font ce qu’ils veulent.

Philippe Gomès : En tout cas, nous, on entend bien faire en sorte que l’écoulement des aciéristes soit contrôlé. Et puis, deuxième chose par rapport à ce qu’il y a un an, quand même c’est important, QNI risque de fermer, peut-être va fermer. Donc, vous avez la côte Est qui produit des latérites, aux alentours de deux millions de tonnes par an. Ces latérites étaient exportées sur QNI depuis 28 ans, et aujourd’hui, cette entreprise, veut fermer. Donc, il était de notre responsabilité de trouver une solution alternative. D’où l’ouverture qui a été faite.

Source : NC 1ère

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