Accueil VU SUR LE WEB Un travail engagé depuis près d’un an maintenant auprès de l’État et au sein du Conseil d’administration d’Eramet qui commence à porter ses fruits

Un travail engagé depuis près d’un an maintenant auprès de l’État et au sein du Conseil d’administration d’Eramet qui commence à porter ses fruits

MV

( 24 avril 2016 ) Un prêt de 300 millions d’euros devrait être annoncé pour la SLN. Manuel Valls veut sauver l’opérateur historique du nickel calédonien. Un enjeu de taille : la SLN est le premier employeur de Nouvelle-Calédonie.

La famille Duval, premier actionnaire d’Eramet, ne veut pas augmenter le capital de la société, mais elle n’a plus les moyens de financer les pertes de sa filiale calédonienne, la SLN. Manuel Valls aurait donc imposé à Bercy et à Eramet de prêter 300 millions d’euros pour sauver la SLN.

Le prêt évite pour un temps la faillite de la SLN, premier employeur de Nouvelle-Calédonie. La SLN compte près de 3000 salariés et l’industrie du nickel représente 20 % du produit intérieur brut du Territoire. A deux ans de la consultation sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre Manuel Valls devrait présenter à Nouméa vendredi prochain à 16 heures (07h00 à Paris) un plan de sauvetage de l’opérateur historique du nickel calédonien.

Situation tendue

Deux semaines de discussions à Paris n’auraient pas permis de trouver une solution négociée entre l’Etat et la famille Duval permettant de recapitaliser Eramet et par suite de sauver la SLN. L’Etat aurait donc décidé d’intervenir directement en raison de la gravité de la situation. Malgré un prêt d’urgence de 150 millions d’euros en janvier, la SLN qui perd encore près de 20 millions d’euros par mois, ne pouvait pas tenir au-delà du mois de mai. La famille Duval aurait menacé de la laisser déposer le bilan, ce scénario était politiquement inacceptable pour Manuel Valls. Le départ de Georges Duval de son poste de Directeur Général délégué en charge d’Eramet alliages illustrerait le désaccord.

Plan de sauvetage

Selon des sources bien informées, la stratégie retenue consisterait à investir dans la SLN 300 millions d’euros sous forme de prêts de l’État et d’Eramet, cependant ni le taux d’intérêt ni l’échéance de remboursement ne sont connus. Le ministère de l’Economie envisagerait de prêter 150 millions d’euros aux Provinces calédoniennes qui les prêteraient elles-mêmes à la SLN.

Eramet fait face à d’autres dépenses, notamment de 100 M€ à payer au Japonais Mitsubishi qui défiant, se retire de son alliance dans le projet indonésien de Weda Bay. En conséquence d’une trésorerie Eramet très altérée, c’est l’Etat qui devrait également apporter sa garantie pour trouver 800 millions d’euros de crédit afin de lancer le financement de la nouvelle centrale électrique au charbon qui alimentera l’usine de nickel SLN de Doniambo. L’opérateur historique du nickel calédonien doit tenir car il produit le meilleur alliage de ferronickel au monde. Le SLN 25 est destiné à l’industrie mondiale de l’acier inoxydable et les cours du nickel sont repartis à la hausse après deux ans de crise ininterrompue des prix du métal à la Bourse des métaux de Londres.

Le gouvernement calédonien voulant à tout prix éviter des licenciements, Eramet aurait accepté de se limiter à ne pas remplacer les départs volontaires annuels dans l’usine de Doniambo ce qui se traduirait tout de même par une baisse de 3 % des effectifs de la SLN en 2016. Pour l’avenir, après l’apport de ce coussin financier il reste à présent à définir une réelle et nouvelle stratégie pour la SLN qui devra rembourser ces emprunts.

Source : Outre-mer 1ère

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