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Centrale de la SLN : Philippe Gomès insiste sur le gaz

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( 30 mai 2016 ) Le choix du combustible nécessaire à la future centrale électrique fait l’objet de discussions au sein du groupe Eramet. Philippe Gomès a demandé à ce que la piste du gaz soit remise sur la table.

Longtemps repoussée par les instances dirigeantes du groupe Eramet, la centrale électrique de la SLN fait désormais consensus.
Il aura fallu pour cela que la société soit au bord du gouffre, percutée de plein fouet par la baisse des cours et piégée par des coûts de production devenus démentiels, à 6 US $ (636 francs) la livre contre 4 US $ (424 francs) chez ses concurrents internationaux.

Au parlement en fin d’annéde
Centrale il devrait donc y avoir, même s’il reste énormément de chemin à parcourir. D’abord sur le plan du financement, avec la mise en place de la garantie apportée par l’Etat aux emprunts qui permettront de financer l’outil. Le Parlement pourrait être appelé à se prononcer sur ce point à l’automne prochain. Ensuite, le cadre technique va devoir être fixé, avec notamment une décision à prendre quant au combustible privilégié pour faire fonctionner cette centrale.

Infrastructures à construire ?
Alors qu’il avait longtemps été question du charbon, disponible en abondance du côté de l’Australie voisine, le député Philippe Gomès, qui siège au conseil d’administration d’Eramet, a laissé entendre à l’issue de l’assemblée générale des actionnaires du 27 mai que l’option du gaz avait été réactivée. « Le gaz a toujours été ma préférence », a indiqué Philippe Gomès, rappelant qu’il était intervenu en sa qualité de président du gouvernement auprès d’Eramet en 2010, « afin que cette possibilité soit expertisée ». Si le choix du gaz peut sembler judicieux sur le plan environnemental, il impliquerait toutefois la construction d’infrastructures spécifiques, à même d’accueillir des méthaniers.
Transporté sous forme liquide, le gaz doit ensuite subir des opérations techniques qui permettent de le regazéifier avant son utilisation. Si ces process sont éprouvés, il reste tout de même à évaluer leur coût global pour la SLN.
(ALP)

Eramet poursuit ses économies
Le groupe a réaffirmé sa priorité : réduire les coûts, limiter les investissements et retrouver la compétitivité à la SLN.

Pour Eramet, les semaines se suivent et se ressemblent. « L’année 2015 a été marquée par une très forte aggravation de la crise dans le secteur des métaux », a indiqué Patrick Buffet dans un communiqué publié à l’issue de l’assemblée générale des actionnaires qui s’est tenue le 27 mai, à Paris.
« Aujourd’hui, nous avons clairement basculé dans un régime de surproduction par rapport à une demande chinoise en recul. Eramet, comme tous les groupes miniers et métallurgiques, en a été très fortement impacté », a rappelé le P-dg du groupe, qui a répété que la seule issue pour Eramet était de poursuivre sa stratégie de réduction des coûts, « dont l’effet cumulé vise un impact annuel en fin de période de 43,2 milliards de francs sur le résultat opérationnel courant du Groupe par rapport à 2013 », a précisé Patrick Buffet. Reste que c’est en Calédonie que les efforts vont être les plus conséquents. « Ce plan de réduction des coûts et d’amélioration de la productivité sera renforcé en particulier en Nouvelle-Calédonie, a-t-il poursuivi. La priorité absolue est de réduire rapidement le coût de production à 4,50 dollars par livre (477 francs) en rythme annuel, à fin 2017. » En ces temps de crise, l’assemblée générale a décidé de ne pas verser de dividendes au titre de l’année 2015.

Repères

La rémunération de Buffet fait grincer des dents
C’est la motion qui est passée avec le moins de marge lors de l’assemblée générale des actionnaires d’Eramet : avec une part de salaire variable de 450 000 euros (48,6 millions de francs) pour l’année 2015, la rémunération de Patrick Buffet n’a pas fait que des heureux en ces temps de disette. L’État a voté contre cette gratification, de même que la STCPI. Malgré cette opposition, la décision a ensuite été entérinée par le conseil d’administration d’Eramet.

La gouvernance au cœur des débats
C’est une nouveauté, comme le souligne un proche du dossier : la gouvernance d’Eramet, largement critiquée depuis plusieurs années à la lumière des distributions de dividendes et des investissements décidés par le groupe, fait désormais débat au sein même du conseil d’administration. Le départ de plusieurs administrateurs au cours des derniers mois aurait précipité cette prise de conscience, dont les premiers effets sur les outils de gouvernance pourraient se faire sentir à l’issue du conseil d’administration du groupe, qui se tiendra le 27 juillet.

Source : LNC

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