Accueil ACTUALITÉS Cimetière des communards de l’Ile des Pins en Nouvelle-Calédonie : Paris n’oublie pas

Cimetière des communards de l’Ile des Pins en Nouvelle-Calédonie : Paris n’oublie pas

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( 15 juin 2016 ) Mardi 14 juin 2016, la Conseil de Paris a adopté à l’unanimité ma proposition que la Ville de Paris offre à la province Sud de la Nouvelle-Calédonie un arbre de la Liberté afin d’y être planté aux abords du Cimetière de l’Ile des Pins, le fameux Cimetière des Condamnés.

Je m’en réjouis vivement et remercie la Maire de Paris, Anne Hidalgo, d’avoir accepté le principe de ce geste symbolique au nom des valeurs de liberté et du respect de la laïcité.

Ce cimetière, bien que situé à 16834 kms de la capitale a en effet un lien fort avec l’Histoire de Paris puisqu’il est la dernière demeure de 240 insurgés de la Commune de Paris, déportés en 1872 sur décision de la jeune 3ème République.

Depuis lors, une convention lie la Ville de Paris et la province Sud de Nouvelle-Calédonie pour la remise en état et l’entretien du cimetière à travers la commune de l’Ile des Pins, à peine 2000 habitants, dont beaucoup de volontaires ou élus, tous kanaks, participent à l’entretien régulier du site.

Cette cérémonie de remise de l’arbre de la Liberté, après acceptation des autorités calédoniennes et de la province Sud, pourrait avoir lieu le 23 mars 2017, date célébrant le 145ème anniversaire de la décision de l’Assemblée Nationale de faire de l’Ile des Pins le lieu de déportation des insurgés de la Commune de Paris.

La Ville de Paris et la Nouvelle Calédonie tisseront ainsi un nouveau lien de solidarité, un lien durable qui pourra au fil des années pousser, grandir, s’épanouir, et symboliser pleinement un geste d’espoir à destination des générations futures.

Eric Hélard
Vice-Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris
Conseiller de Paris 16e

Pour lire le communiqué en version pdf, cliquez-ici


Séance du Conseil de Paris de juin 2016

VŒU

Déposé par Eric HELARD, Eric AZIERE, Fadila MEHAL et les élus du groupe UDI-MoDem.

Relatif au cimetière de l’Ile des Pins, lieu de déportation des insurgés de la Commune de Paris.

Considérant que le 23 mars 1872 l’Assemblée Nationale entérine le choix de l’Ile des Pins en Nouvelle-Calédonie comme un lieu de déportation de 3417 insurgés de la Commune de Paris ;

Considérant qu’après le décret d’amnistie du 15 janvier 1879, et avant de quitter l’île, les exilés eurent le temps de bâtir un monument très sobre qui porte la simple inscription « A leurs frères morts en exil, souvenir des déportés de 1871 » ;

Considérant que ce lieu émouvant, sans croix et presque anonyme car sans inscription sur les 188 tombes, à l’exception de deux, est bien entretenu et qu’une partie de l’Histoire de Paris se trouve ainsi au beau milieu d’un îlot du Pacifique ;

Considérant que sur 3143 déportés simples de l’Ile des Pins figuraient une majorité de communards mais aussi des transportés catholiques ou protestants, des libres penseurs, des juifs et des musulmans ;

Considérant que le site est classé monument historique par arrêté de la Province Sud de Nouvelle Calédonie du 20 janvier 1995

Considérant qu’en 2008 la Ville de Paris a signé avec la Province Sud de Nouvelle Calédonie une convention relative à la remise en état et à l’entretien du cimetière des déportés de la Commune de Paris ;

Considération que cette convention a fait suite à une convention précédente du 1er juin 1995 qui accordait 2514 euros par an pour l’entretien du site et une subvention de 50308 pour la réfection du cimetière ;

Considérant que La convention de 2008 qui a une durée de 10 ans consistait en une subvention de 49.000 euros pour la réfection du site (signalisation, aménagement des abords, rénovation de la clôture, réalisation d’un nouveau portail, aménagement de l’aire de stationnement, traitement paysager, restauration des tombes et des monuments commémoratifs) et une subvention annuelle de 3.600 euros pour l’entretien du site ;

Considérant que dans le cadre de travail de valorisation de la mémoire collective, toute l’histoire de Paris et de notre pays mérite d’être examinée, au-delà des idées partisanes ;

Considérant que les temps d’aujourd’hui nous conduisent à célébrer les valeurs de liberté et de respect de la laïcité, et que le souvenir est une condition de l’avenir.

Sur proposition d’Eric HELARD, Eric AZIERE, Fadila MEHAL et des élus du groupe UDI-MoDem, le Conseil de Paris émet le vœu :

Que la Mairie de Paris offre à la province Sud de Nouvelle-Calédonie un arbre de la Liberté destiné à être planté aux abords du cimetière des condamnés, en souvenir symbolique de cette étape de notre histoire commune.

La cérémonie pourrait avoir lieu le 23 mars 2017 à l’occasion du 145ème anniversaire de la décision de l’Assemblée Nationale de faire de l’Ile des Pins un lieu de déportation.

Pour lire les vœux déposés par les élus du groupe UDI-MoDem, relatif au cimetière de l’Ile des Pins, cliquez-ici

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