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Exportations calédoniennes : Feu vert pour la Nouvelle-Zélande

NZ

( 14 juin 2016 ) Journaliste : Avec plusieurs entreprises calédoniennes vous étiez en Nouvelle-Zélande, la semaine dernière, pour renforcer des liens commerciaux. Le savoir-faire à la française peut s’épanouir dans de nombreux secteurs chez les Kiwis. Exemple :

Journaliste : Cette PME de 8 personnes fabrique du faux plafond en PVC et l’exporte, depuis 6 ans, en Nouvelle-Zélande. Les Kiwis n’en faisaient pas, le patron l’a proposé à leurs conditions.

Arnaud Gausse : Dans un premier temps nous avons fait certifier l’entreprise ISO9001 qui est une norme à reconnaissance internationale. Ensuite nous avons fait certifier et normer notre lambris PVC par l’organisme BRANZ qui est un organisme de certification des produits du bâtiment en Nouvelle-Zélande et après, le travail a été de trouver un distributeur qui a fait tout un travail de prescription, accompagné d’actions commerciales, publicitaires.

Journaliste : Se faire connaître, exporter, c’est la mission que s’est donnée l’association Avenir export. Oui, nous avons du savoir-faire, oui nous avons de la matière grise, pour cela il faut se fédérer.

Yann Lozach : Avenir export, aujourd’hui, ça représente plus de 80 entreprises calédoniennes qui ont vocation à partir sur les marchés étrangers, dans la région notamment, Australie, Nouvelle-Zélande et tout le reste du Pacifique.

Journaliste : De la charcuterie, des agrumes, des ingénieurs, tout se vend et pourrait
aussi s’échanger.

Yann Lozach : Avec ce rôle aussi de pouvoir renseigner et accueillir les entreprises étrangères de la région qui souhaiteraient venir s’installer sur le territoire et également dans le but de créer des joint-ventures, c’est-à-dire amener le savoir-faire en Nouvelle-Calédonie, basé sur des structures néo-calédoniennes.

Journaliste : À Paita, Arnaud Gausse, lui, se lance un nouveau défi, vendre son deck en matériau composite ultrarésistant inconnu des Kiwis.

Arnaud Gausse : Ils importent du deck composite, ils ont pas encore de fabrication locale, c’est quand même le pays du bois. Il y a un marché qui est en train de s’ouvrir, j’ai pu le vérifier la semaine dernière. Parce que même les Néo-Zélandais trouvent des contraintes au bois, notamment en termes d’entretien, donc, il y a un marché qui s’ouvre aussi sur la Nouvelle-Zélande.

Journaliste : Face à notre crise du nickel, ou du BTP, ce sont des solutions alternatives très alléchantes qui pourraient redonner du peps à de nombreuses entreprises.

Journaliste : Philippe Germain, j’ai envie de vous dire, le gouvernement est dans son rôle, aider les entreprises calédoniennes à se développer, le gouvernement a notamment levé des freins administratifs ?

Philippe Germain : Oui, bien sûr. Il faut d’abord faire connaître l’entreprise calédonienne. Lui permettre de rencontrer ses homologues en Nouvelle-Zélande pour que les produits soient vendus, et effectivement que nous, auprès des autorités néo-zélandaises nous levions quelques freins que nous avons. Bien sûr les règles phytosanitaires qui sont très strictes en Nouvelle-Zélande, le gouvernement peut, par ces discussions, mettre un peu d’huile dans les rouages pour que les délais d’instruction soient raccourcis. Aujourd’hui, c’est des délais qui peuvent passer de 18 à 6 ans. À travers un accord avec le gouvernement en Nouvelle Calédonie, nous, escomptons ramener ces délais à 6 ou 9 mois maximum. C’est également coopérer sur différents points. On avait la partie export, donc, soutenir nos entreprises, et on voit qu’il y a des opportunités, votre reportage ne parle pas du boom du BTP en Nouvelle-Zélande. Ils doivent reconstruire Christchurch suite au tremblement de terre qui a été subi et ils doivent construire également le développement d’Auckland. Aujourd’hui, très clairement, ils proposent aux entreprises calédoniennes de venir prendre des parts de marché à leurs côtés, aux côtés des entreprises néozélandaises pour les aider à répondre aux besoins. Ça, c’était la première partie, c’est soutenir nos entreprises.

Source : NC 1ère

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