Accueil ACTUALITÉS Sœur Anne ne voit toujours pas de Banque (BPI) à l’horizon…

Sœur Anne ne voit toujours pas de Banque (BPI) à l’horizon…

Sœur Anne ne voit toujours pas de Banque Publique d’Investissement (BPI) à l’horizon…

( 1er août 2016 ) Il y a 3 ans presque jour pour jour, le Premier Ministre Jean-Marc AYRAULT, alors en visite sur le territoire, annonçait devant un parterre d’acteurs institutionnels, économiques et sociaux calédoniens que « la Banque publique d’investissement (…) partenaire privilégié des entreprises (…) instrument décisif pour redynamiser, pour développer, pour restaurer de la compétitivité » ferait l’objet d’« un déploiement rapide pour une efficacité immédiate » en Nouvelle-Calédonie.

Certes, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation… Relevons tout de même que de nombreuses et récurrentes interventions auront été nécessaires, notamment à l’Assemblée nationale et lors de réunion de travail avec la BPI, pour relancer l’engagement de l’Etat et faire en sorte que ce dossier ne soit pas jeté aux oubliettes…

Un premier pas est (enfin !) sur le point d’être franchi avec l’extension, prévue d’ici fin 2016, de deux outils financiers de la BPI qui permettront d’aider nos PME locales à financer, pour l’un leurs investissements immatériels (mises aux normes, dépenses liées au respect de l’environnement, coût de déménagement…) et, pour l’autre, les augmentations du besoin en fonds de roulement liés à leurs programmes de développement.

C’est une première étape encourageante, mais en aucun cas l’avancée majeure que nous appelions de nos vœux pour nos PME et TPE calédoniennes. Car c’est une offre très limitée de produits financiers qui va être proposée aux entreprises locales, bien deçà des besoins précisément identifiés et des demandes clairement formulées par les entreprises devant les membres de la délégation BPI France lors de son déplacement sur le territoire, en février 2014.

Il serait équitable que nos entrepreneurs aient accès aux mêmes fonds d’investissement que leurs homologues métropolitains et ultramarins.

Il serait légitime que leur accompagnement par BPI France – en matière de financement, d’innovation et d’investissement – soit analogue.

Il serait juste que l’Etat honore son engagement en soutenant un déploiement complet des activités de la BPI en Nouvelle-Calédonie comme cela est déjà le cas dans les
DOM.

Une énième fois, je viens donc d’interpeller le ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique dans le cadre d’une question écrite en lui demandant une plus large extension de BPI France sur le territoire, et notamment l’installation d’un représentant et d’une délégation locale de la BPI.

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