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Réunion d’urgence autour du BTP

( 28 octobre 2016 ) Philippe Dunoyer : « Pour la deuxième fois en 15 jours, j’ai rencontré une quarantaine de professionnels du BTP avec lesquels j’ai pu échanger sur la situation de leur secteur d’activité. Ils nous ont présenté un panel très large de propositions pour relancer rapidement l’activité dans ce secteur.
Du promoteur au constructeur, de l’architecte au responsable d’organisme de logement social en passant par le financeur et le bureau d’étude, tous les participants ont détaillé une série d’actions autour des thématiques de :
– L’accès au foncier
– L’accès au financement
– L’adaptation de la réglementation
– L’évolution du modèle calédonien

Il est question à présent de prioriser ces actions afin de pouvoir mettre en oeuvre immédiatement dès la fin de cette année, des mesures phare pour débloquer des projets, améliorer le taux de réalisation des marches publics…

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la deuxième quinzaine du mois de novembre afin de valider ce plan d’action. »


Réunion d’urgence autour du BTP

Le constat est rude. En un an, les entreprises du BTP ont perdu 2 000 emplois. Pendant les belles années des grands chantiers, le secteur flirtait avec un chiffre d’affaires de 130 milliards. Il s’était ensuite stabilisé aux environs de 100 milliards, mais en 2016 il devrait tomber à 60 milliards, et 2017 pourrait être pire.

D’où la table ronde organisée hier par Philippe Dunoyer, membre du gouvernement chargé, entre autres, du logement et du budget, à laquelle étaient conviés une trentaine de professionnels du secteur. Entrepreneurs, architectes, bureaux d’études, urbanistes, bailleurs sociaux, promoteurs, etc.

Endiguer la baisse

Son ordre du jour ? Mettre en place des mesures de facilitation de la construction, de simplification des démarches administratives et d’accélération des procédures pour endiguer la baisse d’activité, voire provoquer une relance.

Si le gouvernement s’est placé au centre du dispositif, c’est que 70 % du chiffre d’affaires du BTP provient de la commande ou de l’action publiques (Nouvelle-Calédonie, provinces, communes, défiscalisation, etc.) C’est aussi que les administrations sont au cœur des processus de construction que, parfois elles entravent.

Projets bloqués

Première difficulté soulevée par les professionnels, l’accès au foncier. Exemple ? Alors que de nombreux terrains sont déclarés en zone constructible dans le Grand Nouméa, la plupart d’entre eux ne sont pas viabilisés ou pas accessibles, et plusieurs projets achoppent à cause de ça.

Une commission des grands travaux devrait également être créée pour passer au crible les projets en hibernation. « Certains blocages tiennent aux permis de construire, d’autres aux permis de lotir. Dans certaines administrations, des gens avancent des critères esthétiques subjectifs. Ces projets sont prêts à être lancés. Il suffit du feu vert » résume Frédéric Cantin, président de la fédération du BTP, qui demande une simplification des procédures, lesquelles sont parfois très cloisonnées d’un service à l’autre, et obéissent à des critères différents.

Il y aurait à ce jour pour 6 milliards de projets en attente de lancement à Nouméa, et sur l’ensemble du territoire, des chantiers équivalent à 40 milliards pourraient démarrer en 2017.

Autre problème, le retard pris par les projets soumis à la défiscalisation en attente d’agrément au ministère des Finances. Il y en a pour environ 35 milliards. L’amendement introduit par Philippe Gomès, qui aboutira à la dispense de l’agrément de Bercy, n’est pas encore voté au Sénat, et de toute façon ne s’appliquera qu’aux projets futurs.

Une autre réunion devrait être organisée à la fin du mois de novembre pour arrêter un plan d’urgence au terme duquel les différentes collectivités, les professionnels et les banques s’accorderaient sur une véritable accélération des procédures.

Source : LNC

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