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Calédonie Ensemble veut déminer le corps électoral

( 29 octobre 2016 ) Face à la revendication d’inscrire « sans condition » tous les Kanak sur la liste référendaire, Calédonie ensemble proposera, au Comité des signataires, d’étendre la mesure à tous les natifs.

À l’opposé de certains partis qui prédisent un coup d’épée dans l’eau, l’état-major de Calédonie ensemble voit dans le prochain Comité des signataires une étape cruciale dans la préparation de l’échéance de 2018.

Et d’abord pour crever l’abcès de la question du corps électoral référendaire qui est en train de gonfler. « L’État a entrepris un travail d’identification et de quantification des populations kanak qui ont vocation à être inscrites sur la liste référendaire », rappelle Philippe Michel en affirmant que le nombre de personnes manquantes, parce que non inscrites sur la liste électorale générale, « est probablement très très inférieur aux 25 000 qui apparaissent sur le registre d’état civil coutumier. »

Scrutin incontestable

Pour sortir de la polémique, née de la revendication d’une inscription « sans condition » des Kanak sur la liste référendaire, Calédonie ensemble préconise « que toutes les personnes nées en Nouvelle-Calédonie et qui y vivent, soient inscrites d’office sur la liste référendaire indépendamment du fait qu’elles soient inscrites ou non sur la liste générale. Nous porterons cette proposition au Comité car il est capital que la sincérité de la consultation ne puisse pas être remise en cause, ni avant, ni après son déroulement. »

Reste que l’entreprise n’est pas simple juridiquement, elle suppose une modification de la loi organique. Elle n’est pas simple non plus d’un point de vue technique et administratif. Mais, selon Calédonie ensemble, c’est le seul moyen d’éviter un éventuel retour aux troubles.

Brigades spécialisées

Autre sujet majeur pour le mouvement de Philippe Gomès, l’avenir institutionnel. « Les travaux des missionnaires sont une pierre supplémentaire sur le chemin de la sortie de l’Accord. C’est un socle sur lequel nous devons nous appuyer pour poursuivre les discussions politiques en 2017, sachant que nous avons finalement plus de points de convergence que de divergences. »

Le Comité abordera bien sûr la question du nickel et la manière pour l’État d’aider à traverser la crise majeure que connaît le secteur.

Quatrième sujet fort, le problème de la délinquance qui s’aggrave d’année en année. La question sera posée de la création d’une brigade de gendarmerie spécialisée dans la prévention de la délinquance juvénile, d’une brigade spécialisée dans les violences faites aux femmes, et le renforcement d’effectifs dans plusieurs brigades existantes. Au chapitre économique et social il s’agira de finaliser la prochaine génération de contrats de développement 2017-2021, et de travailler sur les gros dossiers de renouvellement des flottes d’Aircal et d’Aircalin. Calédonie ensemble souhaite également la venue d’une mission du ministère de la Santé concernant l’état de déficit structurel du Ruamm et les problèmes de gestion de la Cafat. Enfin, Philippe Gomès s’est aperçu que dans le projet de budget 2017 de l’État, les crédits alloués à l’opération « cadres avenir » allaient être rabotés de 650 millions, alors que ce budget devait être sanctuarisé.

Source : LNC

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