Accueil ACTUALITÉS Retour sur le Conseil d’administration d’Eramet qui s’est tenu dans les nouveaux locaux de la société le 20 février

Retour sur le Conseil d’administration d’Eramet qui s’est tenu dans les nouveaux locaux de la société le 20 février

(22 février 2019) Philippe GOMÈS : « Soyons clairs.

Dans une perspective à moyen terme je suis très optimiste sur l’avenir de la SLN.
L’Europe vient de prendre une « initiative matières premières ».Pourquoi ? Parce qu’elle considère que la main mise de la Chine sur certaines d’entre elles constituera,très prochainement, une entrave au développement économique du vieux continent,particulièrement en ce qui concerne la transition énergétique.L’Europe craint,à juste titre,que ce qui s’est passé sur les « terres rares » – maîtrisée à 85% par la Chine – soit de mise demain pour le Nickel ou le cobalt…
Cette prise de conscience est salutaire.
Or Eramet est le dernier groupe minier Européen.A ce titre ce groupe jouera un rôle important dans la nouvelle stratégie européenne en la matière.

Pour autant ,à court terme,la SLN est en mauvaise posture. C’est une ritournelle récurrente. Et le prêt de 60 milliards consenti en 2016 est en voie d’épuisement…
Pour sortir de la nasse dans laquelle nous sommes, il faut engager des réformes structurelles de deux ordres :

D’abord réviser le modèle économique.

Depuis toujours la SLN est exclusivement tournée vers l’alimentation de l’usine de Doniambo. C’est sa vocation initiale, celle de métallurgiste. Il faut désormais que la société développe aussi son activité minière. Dans cette perspective, il faudra désormais que lorsque 8 tonnes de minerais sont bougées sur mines, 1 tonne à forte teneur ( 2,5% ) soit toujours destinée à l’usine, mais que, 3 à 4 tonnes de teneur inférieure ( de 1,6% à 2% ), alimente le marché à l’exportation. Objectif : exporter 4 millions de tonnes à l’horizon 2021 au lieu de 1 million aujourd’hui.

Gain pour l’entreprise en matière de prix de revient aux alentours de 0,60$ par livre de nickel ( prix de revient actuel autour de 5,8$ )

Ensuite réviser l’organisation du travail sur mines comme à l’usine.

Ce sont les 147 heures en vigueur aujourd’hui sur les centres miniers malgré un mouvement de grève dénué de fondement ( les 147 heures sont en vigueur à Koniambo et le rythme est de 168 heures à Goro… )
Et une nouvelle organisation attendue en avril dans l’usine.
Gain pour l’entreprise aux alentours de 0,4 $.

Ces deux réformes substantielles permettront de réduire de 20% en moyenne le prix de revient de la livre de Nickel produite par la SLN.
Ce sont deux conditions impératives pour que cette entreprise reste dans la course mondiale qui a vu une industrie low-cost se développer et représenter aujourd’hui 1/3 de la production à l’échelle de la planète.
Enfin,en 2022,la nouvelle centrale au gaz viendra apporter un gain de compétitivité supplémentaire de 0,2$. »

À voir aussi :

Réunion de quartier à Tindu le Jeudi 25 avril 2019 à 18h

Chères Calédoniennes, Chers Calédoniens, Le 12 mai prochain, vous allez choisir celles et …