Accueil ACTUALITÉS Les attaques idéologiques de Sonia BACKES contre l’enseignement des langues et de la culture Kanak sont l’antithèse d’une école du « vivre ensemble », creuset du destin commun

Les attaques idéologiques de Sonia BACKES contre l’enseignement des langues et de la culture Kanak sont l’antithèse d’une école du « vivre ensemble », creuset du destin commun

Communiqué conjoint de Madame Hélène IEKAWE,
Membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge de l’enseignement
Et de Monsieur Philippe MICHEL, Président de la province Sud

(12 mars 2019) Sur les réseaux sociaux, Sonia BACKES attaque le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en indiquant que celui-ci « a décidé de réduire de manière drastique les moyens pour l’apprentissage de l’anglais et notamment la présence des locuteurs natifs dans les écoles bilingues ».

C’est faux ! Le budget annuel alloué par le gouvernement et consacré aujourd’hui au financement des locuteurs de langue anglaise dans ces écoles bilingues est le même depuis 2015.

6 écoles sont dites « bilingues » à l’échelle de la province Sud : ABEL Robert, DORBRITZ Frederic-Louis, GALINIE Louis-Henri, GS CLAVEL Jacques, SURLEAU Frederic, GUSTIN Jean-Baptiste. Cela signifie que le temps d’apprentissage dans les classes y est réparti pour moitié en français, pour moitié en l’anglais.

Le temps d’enseignement en anglais est assuré par des enseignants professionnels maîtrisant la langue anglaise, et il est renforcé par la présence d’un locuteur.

La Nouvelle-Calédonie finance les locuteurs, ainsi que les formations des enseignants, qui sont des agents de la province. Aucune baisse de budget n’a été opérée. Au contraire, 5 nouvelles écoles bilingues ont été ouvertes sur la mandature, et il est donc tout à fait déplacé de prétendre que cette politique serait en déshérence.

Sonia BACKES ajoute au mensonge : « Pendant ce temps, des moyens considérables sont accordés pour l’enseignement des LCK… »

Dire que l’on « déshabille » les écoles bilingues au profit de l’enseignement des langues kanak en province Sud est totalement faux.

Il faut rappeler à Sonia BACKES que l’enseignement des éléments fondamentaux de la culture kanak se fait …en français !

Aussi, nous ne pouvons que déplorer, une fois de plus, cette manière idéologique et artificielle d’opposer l’enseignement de l’anglais à celui d’une langue ou de la culture kanak.

Cette façon de faire est contraire à l’esprit du projet éducatif calédonien qui reconnait l’école calédonienne comme le creuset de notre destin commun. C’est pour cela que l’Ecole calédonienne, ouverte sur le Monde avec l’apprentissage de l’anglais, s’appuie sur l’héritage des valeurs républicaines, kanak et océaniennes.

L’initiative du gouvernement calédonien d’avoir ouvert des sections internationales franco-australiennes aux collèges Baudoux et Dumbéa-sur-Mer, ouvertes à l’ensemble des enfants du pays, constitue un exemple de mesure concrète qui ancre notre école dans son environnement régional.

Pour conclure, le fait que notre école calédonienne soit adaptée aux réalités du pays, qu’elle soit fondée sur le respect mutuel, la solidarité, la tolérance, afin de nourrir concrètement les vertus « du vivre ensemble », nous parait être essentiel et nécessaire à un avenir dans la paix !

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