Accueil ACTUALITÉS « L’environnement et la jeunesse sont nos deux grandes richesses, il faut les conjuguer »

« L’environnement et la jeunesse sont nos deux grandes richesses, il faut les conjuguer »

(30 avril 2019) Vous avez été élue pour la première fois en 2014 et vous vous êtes déjà fait un nom sur les questions d’environnement et de développement durable. C’est vraiment votre domaine de prédilection ?

Je suis professeure de sciences de la vie et de la Terre (SVT). L’environnement est une thématique que j’ai eu l’occasion de traiter avec mes élèves. J’ai également été chargée de mission au vice-rectorat sur les questions de l’action scientifique et du développement durable.
Ce sont des domaines dans lesquels j’ai une certaine expertise. Je considère que l’environnement et le développement durable doivent faire partie intégrante du débat politique en Nouvelle-Calédonie. Nous avons le plus beau pays de la Terre, un environnement exceptionnel mais une activité minière très impactante pour l’environnement, même si elle nous fait vivre. A cause de ce paradoxe, les questions environnementales doivent être au coeur de nos priorités. Un jour, cette activité cessera et nous devons donc préserver nos autres richesses pour que, demain, elles deviennent à leur tour un véritable levier de développement. Protection de l’environnement et développement économique peuvent donc aller de pair ? Exactement. Il faut préserver ce patrimoine parce qu’il est exceptionnel et parce qu’il est la source du développement économique de demain et la richesse que nous allons laisser à nos enfants.

Quel regard portez-vous sur la liste présentée par Martine Cornaille ? Est-ce un plus dans le débat ou bien un facteur de dispersion des voix ?
J’ai beaucoup de respect pour les gens qui veulent s’engager en politique et se confronter aux électeurs. Maintenant attention. Nous sommes dans une période particulière qui est celle de la fin des accords. Il y a une nouvelle page d’histoire à écrire et nous avons besoin de gens qui soient en capacité de discuter avec les indépendantistes. Cette question-là est cruciale, elle est au centre de ces élections. Nous avons une histoire à conclure et une autre à ouvrir. Certaines listes ne considèrent pas la sortie de l’accord comme étant un enjeu prioritaire, j’estime que c’est une erreur.
Vous annoncez une accélération de la part prise par les énergies renouvelables.

Vous annoncez une accélération de la part prise par les énergies renouvelables.

En 2016, nous comptions atteindre 100 % de la distribution publique en provenance d’énergies renouvelables à l’horizon 2030. Aujourd’hui nous estimons que cet objectif peut être atteint en 2025 sur la Grande Terre et en 2021 dans les îles. Nous devons accompagner les porteurs de projets, les entreprises et les particuliers dans la baisse de leurs consommations. Le nombre de panneaux photovoltaïques a été multiplié par douze en trois ans. Nous travaillons aussi sur le développement des voitures électriques. Il faudra installer un réseau de bornes de recharge qui devra être mis en service à partir de 2025.

Vous souhaitez mettre en place une police des déchets ?

Absolument, la pollution et les déchets sont une préoccupation forte des Calédoniens. Il faut faire en sorte que les gendarmes, policiers ou gardes champêtres puissent verbaliser les infractions au Code de l’environnement de la province Sud. Nous voulons aussi généraliser ce que l’on appelle les classes vertes. Créer une option environnement et développement durable dès le collège. En définitive, l’environnement et la jeunesse sont les deux grandes richesses du pays. Il faut les conjuguer.

Source : LNC

À voir aussi :

Une déclaration de politique générale désespérément vide et creuse

(22 août 2019) Trois mois après la mise en place des institutions, à défaut de mesures for…