Accueil ACTUALITÉS Magali Manuohalalo : « Je m’engage car l’enjeu est crucial et nous avons besoin d’un leader : Philippe Gomès »

Magali Manuohalalo : « Je m’engage car l’enjeu est crucial et nous avons besoin d’un leader : Philippe Gomès »

 

(4 mai 2019) Vous êtes la fille de Tino Manuohalalo qui a été fondateur du RDO et membre des gouvernements Lèques et Frogier au titre du FLNKS. Vous faites une entrée remarquée dans un parti non-indépendantiste où vous avez toutes les chances d’être élue.

Comment ce choix s’est-il opéré ? Qu’est-ce qui vous a motivée ?
D’abord une précision. Mon père était foncièrement loyaliste. Quand il s’est engagé au sein du RDO et donc du FLNKS, il m’a toujours expliqué que la seule manière de préparer un avenir en paix, c’était de dialoguer avec ceux qui nous accueillaient. Quand vous entrez chez quelqu’un, il ne faut pas imposer ses règles, d’autant que les Wallisiens partagent beaucoup de valeurs avec les Kanak. Il voulait faire valoir la parole océanienne au sein du monde kanak. Il était loyaliste. Il venait de l’Union océanienne qui était un parti communautaire loyaliste, il considérait la
France comme sa patrie. Ça, c’est son parcours. Il m’a transmis la fibre politique et m’a toujours incitée à penser librement. Quant à ce qui m’a motivée, c’est le sens de l’intérêt général, le goût des autres, et la volonté de m’engager. Nous sommes tous responsables de la construction de notre avenir. Je me retrouve dans le projet de vie commune que porte Calédonie ensemble.

Vous avez déjà eu plusieurs vies professionnelles. Oicier parachutiste, avocate, vous devriez très bientôt être élue provinciale et membre du Congrès. Pourquoi cet éclectisme ?
Le fil conducteur de tout ça c’est la volonté de m’engager, de servir les autres. Je suis très patriote et j’ai toujours exercé des métiers où l’on porte un uniforme. L’armée, c’est l’engagement pour défendre l’autre et défendre son pays. Avocate, c’est aussi la défense des autres. C’est ma nature et c’est ma famille. C’est plutôt une qualité. J’espère. Dans mon métier, il faut avoir de l’empathie, et dans l’action politique aussi. Vous dites que les valeurs prônées par Calédonie ensemble sont en parfaite adéquation avec les valeurs océaniennes que vous avez reçues en héritage de votre père.

Pouvez-vous développer ?
Calédonie ensemble porte des valeurs de partage, de solidarité, de justice sociale. Tout ça me parle. Ce sont les valeurs océaniennes, mais pas seulement. Autrefois en Europe, dans les villages, les gens étaient spontanément solidaires les uns envers les autres, même si ça a été un peu oublié dans nos sociétés occidentales. Mais moi je suis métisse, je comprends les deux côtés et j’ai gardé cette force.

Quels sont les secteurs dans lesquels vous comptez vous investir lors de la prochaine mandature ?
J’aime l’humain, j’aime l’action et je suis une femme de terrain. Les grandes théories qui n’aboutissent pas, ce n’est pas moi. Donc je serai volontiers portée sur un secteur à dimension sociale. C’est ce qui me correspond.

Comment percevez-vous l’échéance du 12 mai ?
L’enjeu est crucial et c’est pour ça que j’entre maintenant en politique. Parce que je ne veux pas subir. Nous entrons dans une période où nous avons besoin d’un leader. À mes yeux, le seul qui a l’envergure et l’expérience pour discuter avec les indépendantistes, c’est Philippe Gomès.

Source : lnc

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