Accueil ACTUALITÉS Conseil d’administration d’Eramet : Un temps est donné pour que les réformes structurelles engagées puissent produire leurs fruits. Le dossier doit être inscrit à l’ordre du jour du comité des signataires afin d’être suivi au plus haut niveau par l’Etat.

Conseil d’administration d’Eramet : Un temps est donné pour que les réformes structurelles engagées puissent produire leurs fruits. Le dossier doit être inscrit à l’ordre du jour du comité des signataires afin d’être suivi au plus haut niveau par l’Etat.

(25 juillet 2019) Philippe GOMES : “Le Conseil d’administration d’Eramet s’est tenu ce jour à Paris. Aucun plan de sauvegarde, où tout autre action de nature contraignante pour la SLN n’a été décidé.
Un point sera fait au mois d’octobre prochain lors du séminaire stratégique sur l’évolution de la situation.

Cette décision est liée non pas une quelconque conférence de presse relevant du marketing politique, mais à deux réformes structurelles engagées ces deux dernières années et qui ont abouti récemment : la mise en place d’une nouvelle organisation du travail dans l’entreprise et la révision du modèle économique de la SLN.

Le mérite en revient donc d’abord aux salariés et aux sous-traitants qui ont su faire les efforts nécessaires pour améliorer la compétitivité de la société notamment au travers de la mise en place des 147 heures sur les sites miniers et de la réorganisation du travail en équipes dans l’usine, malgré les réticences inhérentes à ce type de changement.
Mais les faits sont là : la SLN a produit plus de minerais au 1 semestre 2019 avec 3 centres miniers ( hors Thio en grève ) qu’avec 4 centres opérationnels au 1 semestre 2018.

Le mérite en revient également aux forces politiques calédoniennes qui ont décidé, au mois d’avril dernier, d’autoriser un quadruplement des exportations de minerai brut ( 4 millions de tonnes par an au lieu de 1 ).

Ces deux mesures permettront – à elles seules – de faire diminuer le prix de revient de la livre de nickel de 20% à échéance d’une année, et, par la même, de maintenir la SLN dans le milieu de tableau des entreprises de la métallurgie du nickel à l’échelle de la planète.

Il convient maintenant de laisser du temps au temps pour que ces réformes puissent pleinement produire leurs fruits.
Dans cette perspective une stabilité sociale dans l’entreprise est plus que jamais nécessaire après des conflits longs et coûteux.

En ce qui concerne le prix de l’énergie, la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la société résulte des décisions du groupe Eramet….

Deux projets de centrale électrique, destinés à se substituer à celle de Doniambo, ont été initiés ces 10 dernières années et abandonnés en cours de route par Eramet alors qu’ils avaient été autorisés, le premier en 2009, le deuxième en 2015…
Quant au prix de l’électricité du barrage de Yaté, il résulte du refus du groupe Eramet de négocier sa révision en 2011 alors que les termes du contrat le permettaient. C’est ce qui a conduit à la saisine d’un tribunal arbitral qui a donné raison à la Nouvelle-Calédonie sur sa capacité à revaloriser le prix de cession de l’énergie à la SLN…. C’est grâce à cette décision que le prix de l’électricité vendue aux particuliers et aux entreprises n’a pas été augmenté depuis…2008.

Enfin il convient de préciser que si les deux réformes structurelles rappelées ci-dessus permettent de faire baisser le cash cost de la SLN de 1,05$,la baisse du prix de l’énergie ne représente quant à elle que 0,25$….
Et que cette économie supplémentaire sera au rendez-vous grâce à l’initiative visant à construire une centrale pays à l’horizon 2023, la Nouvelle-Calédonie ayant dû se substituer à Eramet en situation d’échec en la matière ….

Ces éléments étant rappelés nous avons, avec Philippe Dunoyer et Gérard Poadja, demandé au Premier Ministre d’inscrire le sujet de la SLN à l’ordre du jour du prochain comité des signataires. En son temps Manuel Valls avait su prendre les initiatives nécessaires pour sortir la SLN d’une passe autrement plus difficile…..

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