Accueil ACTUALITÉS Le Départ de Jean-Marc Mocellin Soulève des questions dans le tourisme local

Le Départ de Jean-Marc Mocellin Soulève des questions dans le tourisme local

(21 janvier 2020) TOURISME. L’actuel directeur de Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud va rejoindre la structure Tahiti Tourisme en avril 2020. Cette nouvelle orientation d’un professionnel né à Nouméa interroge dans un secteur à la peine.

Le Quotidien du tourisme a publié l’information mercredi dernier. Jean-Marc Mocellin va quitter la direction de Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud (NCTPS) pour devenir le directeur général de Tahiti Tourisme. « Son nom a été validé lors du conseil d’administration du (lundi) 13 janvier après une sélection de six candidats » écrit la journaliste du site spécialisé. « Jean-Marc Mocellin entrera en fonction au mois d’avril 2020 ».

Formé à Nice, en Métropole, puis à Londres, en Angleterre, ce dirigeant connaît la Polynésie française pour avoir travaillé 23 ans à Tahiti, de 1992 à 2015, à l’hôtel Beachcomber, devenu Intercontinental Resort. En déplacement cette semaine, l’intéressé n’est visiblement pas joignable selon ses services.

L’annonce de son départ du Caillou pour rejoindre le Fenua a surpris semble-t-il bon nombre d’administrateurs de Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud. « On avait quelqu’un du pays qui revenait au pays », souligne un observateur avisé du monde touristique, aujourd’hui déçu par la nouvelle. Né à Nouméa en 1959, Jean-Marc Mocellin avait accédé à la direction de NCTPS en mai 2017. Un peu moins de trois ans donc à cette fonction. Pour certains, cette durée ne choque pas. Le Calédonien a déjà beaucoup bougé dans sa carrière dévouée à l’hôtellerie de luxe, du Benin au Nigeria et au Gabon, en passant par la Malaisie, Fidji, ou la Thaïlande, et aspire légitimement à une évolution. Surtout dans un archipel, la Polynésie française, au rayonnement international évident.

« À la concurrence »

D’autres professionnels jugent la « mission » de Jean-Marc Mocellin trop courte à la tête d’un établissement attaché à un secteur économique qui peine vraiment à décoller. Pire, ce départ vers un horizon tahitien bleu lagon envoie, selon eux, « un mauvais signal » aux acteurs du tourisme mondial.

Autrement dit, le pays, aux atouts certains, n’a pas su garder un homme expérimenté, qui plus est, enfant de cette terre. La question est : pourquoi ? Des hypothèses peuvent être émises. L’activité est actuellement confrontée à des contraintes budgétaires. Des regrets ont été émis face à la non-réalisation pour l’instant de l’agence de développement touristique à la dimension territoriale. Est-ce en outre pour des raisons d’ordre stratégique ou d’absence de stratégie ? Jean-Marc Mocellin « part à la concurrence », commente un promoteur touristique local. « Tahiti est en plein boom, notamment après l’arrivée de la compagnie aérienne low cost French Bee ». Entre novembre 2018 et octobre 2019, 228 339 touristes ont foulé le sable du Fenua, soit 7,8 % de plus qu’un an auparavant.

Des dirigeants calédoniens en relation avec NCTPS n’hésitent pas à employer aujourd’hui le terme de malaise ».

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

À voir aussi :

COMMUNIQUE – COVID 19 – Conférence téléphonique entre la Ministre des Outre-mer et les parlementaires

(28 mars 2020) Nous avons tenu hier soir une conférence téléphonique avec la Ministre des …